À propos du Conseil de l’information en biotechnologie

Au moment de sa création, en 2000, le Conseil de l'information en biotechnologie (CIB) s'est donné pour mandat d'informer le grand public à partir de données scientifiquement fondées sur la biotechnologie. Au fil des années, le CIB, un organisme sans but lucratif couvrant le territoire de l'ALÉNA, a répondu aux diverses questions et préoccupations soulevées par la biotechnologie en publiant dans son site Web canadien les résultats d'études des chercheurs scientifiques et universitaires, et des experts en nutrition et en agriculture.
Ce site Web est financé par des entreprises de biotechnologie végétale qui s'appuient sur la culture scientifique pour mener à une meilleure compréhension du développement de la biotechnologie. Le site Web du CIB présente les plus récentes informations publiées par les experts en biotechnologie, réparties selon les secteurs auxquels elles se rattachent. Vous y trouverez des exemples concrets des applications pratiques de la biotechnologie, à la grandeur du pays, élaborées par les scientifiques du milieu universitaire. Notre site Web est une source d'information de grande valeur, qui donne au lecteur une perspective unique du secteur de la biotechnologie au Canada, son évolution, son cadre réglementaire, ainsi que ses applications pratiques dans l’industrie agroalimentaire.
Notre site Web publie périodiquement des mises à jour sur le développement de la biotechnologie à travers le monde, particulièrement en Asie, en Afrique et en Europe. Le Service international d’acquisition d’applications agricoles biotechnologiques (ISAAA) publie chaque année un rapport sur l'évolution de la biotechnologie à travers le monde, dans lequel il présente les tendances d'adoption des nouvelles technologies, par pays et par nouvelle culture.
En 2008, le Canada occupait le quatrième rang mondial en fait de superficies consacrées aux cultures biotechnologiques après les États-Unis, l'Argentine et le Brésil. Plus de 82 pour cent du canola, 65 pour cent du maïs et 65 pour cent du soja sont issus de semences biotechnologiques. On a observé, lors d'essais menés récemment au Canada, une baisse de rendement du rendement du soja conventionnel de l'ordre de cinq boisseaux à l'acre par rapport à celui du soja GM tolérant aux herbicides. Avec la croissance de la demande pour les produits agroalimentaires destinés à l'humain et à l'animal, les biofibres et les biocarburants, le potentiel de rendement des cultures biotechnologiques présente un avantage considérable.
Le Canada, que l'on surnomme le « grenier du monde », en raison de la fertilité de ses terres agricoles, occupe une position enviable à l'aube de la nouvelle bioéconomie du 21e siècle. L'ère pétrochimique tire à sa fin et l'industrie se tourne vers les solutions issues des ressources renouvelables, dont les plantes. Il faudra peut-être des années pour que cette transition essentielle soit achevée au sein de notre société, mais déjà, les chercheurs et les producteurs ont pris les devants avec l'intégration des solutions agricoles issues de la biotechnologie.
Par exemple, les concepteurs de solutions phytoscientifiques ont mis au point des variétés de maïs hybride contenant plus d'amidon convertible en sucres pour la production de l'éthanol. La culture de ces variétés de maïs est un débouché rentable pour les agriculteurs canadiens qui vivent dans les régions où l'on retrouve des usines d'éthanol.
La sécheresse est une menace constante et grandissante pour les agriculteurs du monde entier, y compris ceux du Canada. Le développement de cultures à l'épreuve du climat fait partie de la solution. Dès 2010 ou 2011, cela sera chose faite. Nous disposerons alors de cultures qui utiliseront l'eau de manière plus efficiente, conservant ainsi suffisamment d'énergie pour achever la floraison et la production de graines. Ces cultures améliorées occuperont une place de choix dans notre panoplie d'outils pour la préservation de nos précieuses ressources en eau et l'amélioration du rendement, en plus des méthodes culturales de conservation et de prévention de l'érosion des sols.
Au cours des dernières années, un étonnant changement de paradigme est apparu en Ontario, avec l'association de l'industrie automobile et du secteur agricole, comme source de matériaux fonctionnels et rapidement utilisables pour la fabrication des pièces de garniture intérieure. Dans le cadre de l'initiative Ontario BioCar, on procède présentement à des essais sur le chanvre, le maïs et le soja, des matières premières aussi robustes et durables, qu'économiques. La commercialisation de la technologie Biofoam, qui consiste en un polyol renouvelable à base de soja utilisé dans la fabrication des coussins de voiture, découle de cette initiative.
La mousse Biofoam à base de soja, le matériau d'emballage BioGo fait de maïs et le biodiésel tiré du canola ne sont que quelques exemples des solutions écologiques issues de l'innovation agricole au Canada. Chacun de ces exemples reflète également – et étroitement – la définition de la biotechnologie, telle qu'enseignée en quatrième année : l’utilisation des organismes vivants pour fabriquer un nouveau produit. Visitez régulièrement notre site Web pour des mises à jour sur l'essor de la biotechnologie végétale et ses avantages pour les consommateurs canadiens.
Janice Tranberg
Secrétaire, Conseil de l'information en biotechnologie