Foire aux questions
- Qu'est-ce que le Conseil de l'information en biotechnologie?
- Qui sont les membres du CIB au Canada?
- Où le bureau principal du CIB est-il situé?
- Qu'est-ce que la biotechnologie végétale?
- Pouvez-vous me donner des exemples de produits issus de la biotechnologie présents sur le marché?
- Quelle est l'étendue des cultures issues de la biotechnologie?
- Les produits issus de la biotechnologie sont-ils sécuritaires pour ma famille?
- Un aliment biotechnologique peut-il contenir un gène auquel je suis allergique?
- Qui assure la sûreté des aliments biotechnologiques?
- Les aliments et les ingrédients biotechnologiques sont-ils étiquetés au Canada?
Qu'est-ce que le Conseil de l'information en biotechnologie?
Le Conseil de l'information en biotechnologie (CIB) est une coalition de six grandes entreprises figurant parmi les chefs de file mondiaux de la biotechnologie végétale. Fondé en avril 2000, le CIB s'est donné pour mission d'améliorer la compréhension et l'acceptation de la biotechnologie en proposant de l'information scientifiquement fondée par le biais d'un large éventail de voies de communication.
Qui sont les membres du CIB au Canada?
Les entreprises membres du CIB au Canada sont: BASF, Bayer CropScience, Dow AgroSciences, DuPont, Monsanto et Syngenta.
Où le bureau principal du CIB est-il situé?
Les activités des bureaux du CIB, situés au Canada, au Mexique et aux États-Unis, s'inscrivent dans le cadre opérationnel de l'ALÉNA. Le CIB est également associé à des organismes biotechnologiques en Afrique, en Australie et Nouvelle-Zélande, au Brésil, dans les Caraïbes, en Europe et au Japon.
Qu'est-ce que la biotechnologie végétale?
La biotechnologie est un terme qui englobe une large variété d'activités scientifiques dans plusieurs sphères, dont l’alimentation, la santé et l'agriculture. Elle inclut l'utilisation d'organismes vivants, ou de parties d'organismes vivants, pour engendrer de nouvelles méthodes de production et la fabrication de nouveaux produits.1
La biotechnologie végétale est un outil permettant d'élaborer des semences améliorées. Les améliorations portent sur la résistance aux parasites, la tolérance aux herbicides et le rendement des cultures. La biotechnologie végétale permet aussi d'intensifier les caractères positifs des plantes, par exemple, leur saveur ou leur rusticité.
La biotechnologie végétale s'inscrit dans un continuum amorcé il y a des milliers d'années – ses outils actuels, bien qu'hautement sophistiqués, ne sont qu'un raffinement des méthodes d'amélioration génétique ancestrales qui ont permis de domestiquer les plantes sauvages. Au 19e siècle, les chercheurs ont franchi une étape importante, avec la mise au point des techniques de métissage permettant d'intégrer de nouvelles caractéristiques aux plantes, telles que la couleur. Le développement des hybrides – une des plus grandes réalisations de l'agriculture moderne – date déjà d'un demi-siècle.
Les outils de la biotechnologie aident les chercheurs à reproduire le même type d'échange génétique, mais avec plus de précision. La biotechnologie élimine le besoin de croiser les plantes pendant des générations pour intensifier les qualités positives des plantes et éliminer celles qui sont négatives. La prochaine génération des produits issus de la biotechnologie végétale comprendra des aliments à valeur accrue : des pommes sans brunissement, des tomates contenant plus de lycopène, des arachides sans allergènes, des carottes riches en calcium.
Pouvez-vous me donner des exemples de produits issus de la biotechnologie présents sur le marché?
Présentement, plus de 100 produits issus de la biotechnologie ont été approuvés à des fins commerciales au Canada, dont la papaye résistante aux virus et la betterave à sucre tolérante aux herbicides, récemment approuvées.2
En 2007, dans le monde, les cultures issues de la biotechnologie comprenaient le soja, le maïs, le coton, le canola (colza), la papaye, la courge et la luzerne.3 Toutes ces cultures procurent des avantages agronomiques (agricoles), dont l'accroissement du rendement et la diminution du nombre de pulvérisations. En plus de ces avantages, qui ont favorisé leur acceptation par les agriculteurs, elles conviennent au système de gestion sans préparation du sol et contribuent prévenir l'érosion du sol et à économiser du carburant.4
En 2000, le Conseil canadien du canola a procédé à une étude de quantification des avantages des cultures biotechnologiques. Pour les agriculteurs canadiens, par exemple, le canola tolérant aux herbicides mène à une réduction du coût de production de 15 $ à l'acre, ce qui représente une économie totale de 735 millions $ sur une superficie de 49 millions d'acres.5
Les cultures biotechnologiques de la prochaine génération serviront à produire des aliments plus nutritifs et plus sains, dont des arachides, du blé et du riz sans substances allergènes.
La biotechnologie végétale permet notamment de développer des aliments offrant des bienfaits accrus pour la santé, dont des tomates plus riches en lycopène, une substance associée à la réduction du risque des cancers de la prostate et du tube digestif.6
Depuis 1996, année de l'approbation à des fins commerciale des premières semences transgéniques, dont le maïs et le soja, les cultures issues de la biotechnologie sont de plus en plus acceptées.7Aujourd'hui, 65 % du maïs produit au Canada provient de semences tolérantes aux herbicides ou résistantes aux insectes. C'est également le cas pour 65 pour cent des acres consacrées à la culture du soja8 et pour 99 pour cent des acres consacrées à la culture du canola.
Quelle est l'étendue des cultures issues de la biotechnologie?
En 2007, le soja, le maïs, le coton et le canola étaient les principales cultures issues de la biotechnologie à travers le monde (soit plus de 99 % de la totalité).9
En 2007, la superficie occupée par les cultures biotechnologiques dans le monde a atteint 114,3 millions d'hectares. Vingt-trois (23) pays ont profité de cette nouvelle technologie (Service international d'acquisition d'applications agricoles biotechnologiques [ISAAA]).
Les produits issus de la biotechnologie sont-ils sécuritaires pour ma famille?
Les aliments biotechnologiques offerts sur le marché aujourd'hui sont aussi sécuritaires que ceux développés par la reproduction conventionnelle.10 Au cours des 12 ans qui ont suivi l'apparition du premier produit alimentaire biotechnologique sur le marché, il n'y a eu aucun cas documenté de maladie provoquée par des aliments biotechnologiques.11 Des centaines d'études ont confirmé l'innocuité des récoltes et des aliments biotechnologiques, dont une étude de la Commission européenne, menée sur une période de 15 ans, au coût de 64 millions $. Plus de 400 équipes de chercheurs ont participé aux 81 projets mis en œuvre dans le cadre de cette étude d'envergure.
Des organismes scientifiques et des agences de réglementation de renommée internationale ont confirmé l'innocuité des aliments biotechnologiques, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, l'Organisation de coopération et de développement (OCDE), la National Academy of Sciences des É.-U., la Royal Society of London, les académies nationales de la Chine, du Brésil, de l'Inde et du Mexique, et d'autres regroupements scientifiques de renommée internationale. Plus de 3 300 scientifiques, dont trois récipiendaires d'un prix Nobel, ont signé une déclaration soutenant la biotechnologie. Au Canada, Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments figurent parmi les agences et organismes voués à l'introduction sécuritaire et dûment réglementée des aliments biotechnologiques.
Un aliment biotechnologique peut-il contenir un gène auquel je suis allergique?
Au cours du processus d'approbation des aliments biotechnologiques, on s'assure qu'ils ne déclenchent pas d'allergies. Environ 90 pour cent des réactions allergiques d'origine alimentaire sont associées à un nombre restreint d'ingrédients.12 Le matériel génétique de ces ingrédients est éliminé dans les aliments biotechnologiques, ce qui réduit grandement les risques de réactions allergènes. De plus, tout matériel génétique utilisé lors du développement d'un aliment nouveau est soumis à des analyses approfondies pour prévenir le transfert de tout allergène connu dans l'aliment. Enfin, une fois qu'on a introduit dans une plante un nouveau matériel génétique, on procède à l'analyse de la plante pour vérifier qu'aucune nouvelle substance allergène n'a été créée.
Des recherches sont en cours afin d'employer la biotechnologie pour extraire les allergènes des aliments tels que les arachides et le blé.13
Qui assure la sûreté des aliments biotechnologiques?
Au Canada, l'innocuité des aliments biotechnologiques est assurée par deux organismes distincts.
- L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) réglemente l'introduction des plantes biotechnologiques ou « végétaux à caractères nouveaux » (VCN). Le processus d'approbation d'un VCN dure des années et comporte plusieurs étapes, depuis la présélection initiale, en passant par l'expérimentation en plein champ et l'obtention du permis pour usage expérimental, jusqu'au moment de l'approbation finale.
- L'ACIA évalue la sécurité des VCN pour la santé humaine, la santé animale et l'environnement.
- Santé Canada évalue la salubrité de tous les aliments génétiquement modifiés et autres aliments nouveaux proposés pour la vente au Canada. Toute entreprise doit soumettre à l'examen et à l'approbation de Santé Canada des données scientifiques détaillées avant de vendre de tels aliments.
Santé Canada évalue la salubrité de tous les aliments génétiquement modifiés et autres aliments nouveaux proposés pour la vente au Canada. Toute entreprise doit soumettre à l'examen et à l'approbation de Santé Canada des données scientifiques détaillées avant de vendre de tels aliments.
D'importants organismes œuvrant dans le domaine de la santé ont manifesté leur appui à la biotechnologie.
- L'Organisation mondiale de la santé cite « les nombreux avantages de la biotechnologie », qui contribue à l'amélioration des rendements et à la diminution de l'utilisation des pesticides, et offre « de très grandes possibilités d’améliorer rapidement la quantité et la qualité des aliments disponibles ».14
Les aliments et les ingrédients biotechnologiques sont-ils étiquetés au Canada?
Au Canada, l'étiquetage nutritionnel est obligatoire pour tous les aliments. Les risques possibles associés à tout aliment donné, comme la présence d'une substance allergène, doivent être indiqués sur l'étiquette. La sécurité des aliments biotechnologiques offerts sur le marché canadien a été confirmée au terme d'un processus d'évaluation exhaustif. Par conséquent, ils ne font l'objet d'aucune exigence réglementaire supplémentaire en ce a trait à l'étiquetage.15 En 2004, une norme sur l'étiquetage volontaire des aliments génétiquement modifiés a été adoptée. Conformément à cette norme, les fabricants des produits alimentaires génétiquement modifiés sont tenus de transmettre aux consommateurs qui en font la demande l'information relative aux ingrédients issus de la biotechnologique contenus dans leurs produits, de sorte que les consommateurs puissent faire des choix éclairés en matière d'ingrédients GM. En vertu de la nouvelle Loi sur les produits agricoles au Canada, les aliments étiquetés « biologiques » sont exempts d'ingrédients génétiquement modifiés.
1 Santé Canada : « Aliments génétiquement modifiés et autres aliments nouveaux » http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/gmf-agm/index-fra.php.
2 Santé Canada : « Qu'entend-on par aliments génétiquement modifiés et aliments nouveaux? » http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/gmf-agm/index-fra.php.
3 Service international d’acquisition d’applications agricoles biotechnologiques : « Douze années exceptionnelles de croissance à deux chiffres pour les plantes biotechnologiques » (13 février 2008) http://www.isaaa.org.
4 Conseil de l'information en biotechnologie : « Benefits of Biotech Crops Have Fueled Rapid Growth in Canada », http://www.whybiotech.ca (disponible en anglais seulement).
5 Conseil canadien du canola : « An Agronomic and Economic Assessment of Transgenic Canola », http://www.canola- council.org/production/gmo_toc.html (disponible en anglais seulement).
6 The Tomato Magazine : « Majid Foolad Breeds Tomatoes with Blight Resistance Plus Higher Lycopene » (février 2007), http://www.columbiapublications.com/tomatomagazine/february2007/mfoolad.htm (disponible en anglais seulement).
7 « Les agriculteurs du Canada et des autres pays du monde sont de plus en plus nombreux à choisir les produits issus de la biotechnologie », http://www.croplife.ca/web/english/mediaroom/newsreleases/2008feb13.cfm.
8 « Soybean Crops in Canada: A report on the successful introduction of GM soybean into the Canadian marketplace », http://www.croplife.ca/web/english/mediaroom/newsreleases/2008feb13.cfm (disponible en anglais seulement).
9 Service international d’acquisition d’applications agricoles biotechnologiques : « État du monde des plantes biotechnologiques/GM commercialisées : 2007 (13 février 2008), http://www.isaaa.org.
10 Santé Canada : « Aliments génétiquement modifiés et aliments nouveaux », http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/gmf-agm/index-fra.php.
11 Idem, http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/gmf-agm/index-fra.php.
12 « Déclaration des allergènes alimentaires », http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/invenq/inform/allergf.shtml.
13 « Alleviating Peanut Allergy using RNAi » (14 septembre 2007), http://botswanacollegeofagriculture.blogspot.com/2007/09/alleviating-peanut-allergy-using-rnai.html (disponible en anglais seulement).
14 « Biotechnology (GM) Foods », http://www.who.int/foodsafety/biotech/en/ (disponible en anglais seulement).
15 « Étiquetage des aliments nouveaux issus du génie génétique », http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/gmf-agm/fs-if/faq_3-fra.php.