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Les nouvelles biotechnologies agricoles
et l’accès aux marchés : un enjeu
de taille
Avec le soutien d’environ 80 pour cent
des Canadiens envers les solutions issues
de la biotechnologie, les agriculteurs
du Canada ont l’occasion de jouer un
rôle de premier plan dans la résolution
des problèmes pressants auxquels la
population mondiale est confrontée.
Ces enjeux graves – dont les pénuries alimentaires dans les pays en développement, les besoins croissants en énergie et la nécessité impérieuse de protéger notre environnement – le seront plus encore lorsque la population mondiale atteindra les 9 milliards, ce qui sera fait dans quelques décennies à peine selon les prévisions.
Au Canada, comme dans plusieurs autres pays, les agriculteurs jouissent d’un appui solide de la part des consommateurs. Toutefois, des obstacles continuent de se dresser devant les agriculteurs et les exportateurs canadiens en ce qui a trait à la commercialisation et à l’accessibilité des marchés étrangers pour les cultures issues de la biotechnologie.
Par exemple, des cargaisons de produits agricoles en provenance du Canada, dans lesquelles ont été décelés des niveaux traces de matériels génétiquement modifiés, ont été interdites d’entrée en Union européenne et ce, même s’il s‘agissait de matériels GM approuvés pour la consommation humaine au terme du rigoureux processus d’évaluation fondé sur la science qui fait la renommée du système réglementaire du Canada.
Les technologies de détection des résidus de matériels GM ont atteint un tel degré de sophistication qu’un seul grain GM sur 10 000 peut être décelé, ce qui expose les agriculteurs canadiens à des risques financiers considérables et les rend particulièrement vulnérables.
C’est la raison pour laquelle l’industrie a entrepris d’explorer les complexités des régimes de marché actuels et de promouvoir la mise en oeuvre d’un processus d’approbation simultanée des nouveaux produits canadiens issus de la biotechnologie dans les principaux pays d’exportation, utilisant à cette fin diverses stratégies, dont les essais préalables à la mise en marché et les études de faisabilité de l’accès dès le stade du développement du produit, ainsi que le lobbying pour l’adoption d’une politique universelle sur la présence adventice des résidus et la résolution des conflits commerciaux dans le cadre des grandes négociations commerciales.
Les entreprises membres de CropLife Canada, l’association professionnelle qui représente les concepteurs, les fabricants et les distributeurs des solutions phytoscientifiques, ont procédé à des évaluations des politiques actuelles dans le but d’identifier les obstacles potentiels à l’accès des nouvelles technologies aux marchés d’exportation et d’élaborer des stratégies de réduction des risques. CropLife Canada a élaboré ses principes d’analyse de marché.
L’industrie mise sur l’analyse comparative des risques et des avantages et débouchés associés aux nouvelles technologies pour déterminer, non seulement leur potentiel d’exploitation, mais également leur potentiel d’approbation et d’exportation. L’industrie mise également sur ses stratégies de réduction des risques éventuels et de maillage entre les intervenants clés pour venir à bout plus facilement des obstacles à l’accès aux nouveaux marchés d’exportation – ce qui facilitera notamment ses efforts pour l’approbation réglementaire des nouveaux caractères, préalable à l’accès aux grands marchés d’exportation.
Le Conseil canadien du canola est l’un des grands promoteurs de ces stratégies. On retrouve des matériels génétiquement modifiés dans environ 85 % de la totalité du canola canadien et le Conseil soutient sans réserve les principes de gérance responsable liés à l’introduction des nouvelles technologies.
Les cultures issues de la biotechnologie étant rigoureusement réglementées, les membres du Conseil suivent de près l’évolution des cadres de réglementation des marchés d’exportation. Pour s’assurer de la réussite commerciale et économique des produits du canola issus des nouvelles technologies, le Conseil encourage tous ses membres à appliquer les principes d’analyse de marché élaborés par CropLife Canada et à s’assurer, de cette façon, que leurs produits respectent la réglementation des grands marchés d’exportation avant de s’engager dans le long processus vers la commercialisation.
Les nouveaux systèmes d’inspection des denrées permettent désormais de déceler les plus infimes traces de matériels GM. La communauté internationale doit se faire à l’idée que la conformité au principe de la tolérance zéro est un but de plus en plus irréaliste.
Pour prévenir les effets négatifs et les coûts considérables liés aux pratiques propres à désorganiser le commerce et dans le meilleur intérêt des industries des pays importateurs et exportateurs, l’industrie canadienne de la phytologie soutient activement toutes les initiatives pour la mise en oeuvre d’une norme internationale sur la salubrité des aliments et l’acceptation de la présence adventice des matériels génétiquement modifiés approuvés pour la consommation, et demande au gouvernement fédéral de s’assurer que cette future norme fasse partie des enjeux clés dans le cadre des prochaines négociations commerciales avec l’Union européenne.
L’accès aux marchés d’exportation est crucial pour les agriculteurs canadiens. Les entreprises canadiennes en biotechnologie végétale en sont conscientes et ont pris des mesures concrètes pour s’assurer que toutes les parties concernées, ici et à l’étranger, aient accès aux bienfaits et aux bénéfices de leurs solutions novatrices.